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Rencontre avec Elina Giallurachis, perchiste de haut-niveau et élève ingénieure

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Elina Giallurachis, perchiste de haut-niveau élève ingénieure

Comme beaucoup d’étudiantes et étudiants, Elina Giallurachis doit allier ses études supérieures, en école d’ingénieurs et sa carrière de sportive de haut niveau. Elle n’est pas seule dans ce défi : Sigma Clermont l’aide grâce à un cursus aménagé. Études Tech te présente le parcours hors du commun de cette adepte du saut à la perche et future ingénieur.

Se former en étant sportive de haut niveau

Peux-tu te présenter et parler de ton parcours scolaire ?
J’ai 22 ans, je viens de Marseille et après le lycée, je me suis orientée vers une prépa intégrée à Polytech Marseille afin d’allier l’école et le saut à la perche. Ensuite, je me suis orientée vers une filière en chimie en intégrant l’école d’ingénieurs Sigma Clermont, notamment parce qu’ils ont un bon parcours aménagé pour les sportifs de haut niveau.

En quoi consiste le double programme SHBN (Sportif de haut et bon niveau) de Sigma Clermont ?
Le programme SHBN (Sportif de haut et bon niveau) permet d’allier le sport et les études. Chaque année, je suis donc mes études à mon rythme, en fonction de mes entrainements. Je peux à la fois aller en cours et continuer ma vie de sportive.

Comment combines-tu tes études et le sport à haut niveau ?
Tout est une question d’équilibre, encore plus cette année. L’école me permet de me détacher des entrainements, de penser à autre chose que le sport. Quand je suis à l’athlétisme, je ne pense pas à l’école et inversement. J’ai toujours combiné les deux, alors avec le temps, j’ai réussi à trouver mon équilibre. Quand j’ai commencé, je mettais l’école et l’athlétisme au même niveau. Suivant les années, la perche passait un peu avant l’école ou inversement. C’est ce qui me permet de réaliser à la fois mes objectifs sportifs et de carrière professionnelle.

Pourquoi avoir choisi la chimie ?
J’ai toujours aimé la chimie et, en l’occurrence, j’ai choisi un cursus orienté vers les matériaux donc pourquoi ne pas utiliser la chimie dans le futur, dans le cadre des équipements sportifs par exemple. Il y a aussi le fait que le métier de perchiste ne soit pas éternel. Particulièrement en tant que femme, je risque de vouloir avoir des enfants, ce qui freinera, sans surprise, ma carrière de sportive. La chimie me permet d’assurer mes arrières. Je ne compte pas devenir entraîneuse ou quoi que ce soit. Le métier d’ingénieure est la voie professionnelle que je vise en priorité, à moins d’avoir d’autres opportunités.

Comment s’organise une journée type via le cursus aménagé que tu suis  ?
Les horaires varient, mais globalement, les journées se répètent : manger, dormir, aller en cours, aller à l’entraînement et faire mes devoirs. C’est à la fois fun et fatiguant ! L’après-midi, j’en profite pour faire des soins comme aller chez le kiné ou m’entraîner. Le soir, je suis des cours particuliers avec l’école. Il peut s’agir de cours de langues (français ou espagnol), mais aussi des TP que les professeurs me permettent de rattraper en me greffant à différents groupes.

La pratique du saut à la perche à haut niveau

D’où vient ta passion pour le saut à la perche ?
J’ai d’abord fait de la gymnastique à haut niveau. Lorsque j’ai arrêté, mon père connaissait un entraîneur de perche à Marseille. J’ai donc essayé pour la forme, car je voulais faire du sprint. Et je suis tombée amoureuse de la perche. Surtout en tant qu’ancienne gymnaste, j’ai rapidement senti les sensations que procure cette discipline.

Combien de temps le saut à la perche te prend-il par semaine ?
Chaque entrainement dure environ 2 heures et plusieurs fois dans la semaine, il est doublé dans la journée. Au total, je suis entre 14 et 18 heures de saut à l’athlétisme par semaine.

Dois-tu faire des choix entre le saut à la perche et l’école ?
Il est arrivé que je priorise la perche à l’école. Faire une prépa classique n’était pas possible avec le concours final, c’est pour cela que j’ai fait une prépa intégrée. Le choix de la ville est aussi important car je devais être proche de l’endroit où je m’entraîne, en l’occurrence Marseille puis Clermont-Ferrand.

Quel accompagnement offre Sigma Clermont pour des étudiants et jeunes athlètes comme toi ?
Le fait d’avoir des professeurs et des cours en solitaire est un énorme avantage. Cela me permet d’avancer à mon rythme. Je viens d’une formation maths-physique et le tutorat m’a beaucoup aidé à ne pas prendre trop de retard dans certaines matières. Pouvoir faire mon cursus sur une plus longue durée m’a grandement faciliter la tâche. Dans le cas où j’ai un examen au moment d’une compétition de perche, je peux le passer plus tard, sur la deuxième session ou même avec un autre sujet préparé spécialement par les professeurs. Le responsable SHBN fait le lien entre les professeurs et moi si besoin.

Focus JO 2024

Tu es pressentie pour les JO 2024. Peux-tu nous en parler ?
Participer aux JO 2024 est un objectif, mais je ressens beaucoup de pression. Malgré, j’arrive à garder les pieds sur terre et à prendre de la distance. Le fait d’avoir longtemps priorisé l’athlétisme fait que l’école m’impose un rythme et m’offre un cercle social différent. Cette année, je suis moins exigeante vis à vis de l’école pour m’investir davantage dans le sport.

Comment en es-tu arrivée à faire les championnats de France et d’Europe ?
J’ai eu l’avantage de la gymnastique à haut niveau très jeune. J’ai acquis une certaine exigence et une rigueur qui m’ont fortement aidées. Passer de Marseille à Clermont m’a permis de m’entraîner dans de meilleures conditions, de battre mon record et de devenir championne de France l’année dernière. C’est à ce moment-là que tout s’est lancé et que j’ai pu envisager les Jeux olympiques.

Comment comptes-tu t’organiser à l’approche de cette période qui risque d’être intensive ? 
Aujourd’hui, j’ai trouvé mon équilibre, qui a déjà été perturbé par le fait de vivre seule depuis 2 ans. Il y a un peu plus de d’entraînements, mais je tiens à conserver mon temps d’études. Il est difficile pour moi de savoir ce que vont donner les Jeux olympiques, alors je compte bien préserver cet équilibre.

Un conseil à donner à toutes celles et ceux qui souhaitent allier études scientifiques et pratique sportive de haut niveau ?
Tout est une question de bonne organisation. Quelle que soit la pratique sportive et les études ciblées, si on est motivé(e), tout est possible. Il faut néanmoins veiller à choisir une école qui accompagne au quotidien les élèves athlètes.

Lire aussi : Rencontre avec Nicolas Gayton, directeur de SIGMA Clermont

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