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Les recommandations de la CDEFI aux prochains candidats à la présidentielle 2022

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Le constat est sans appel : “On manque considérablement d’ingénieurs en France” alerte Jacques Fayolle, président de la CDEFI (Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs) et directeur de Télécom Saint-Étienne. Dans le cadre de l’élection présidentielle 2022, la CDEFI a présenté ses propositions pour renforcer la formation d’ingénieurs en s’articulant autour de trois axes : inciter les jeunes à devenir scientifiques et ingénieurs, développer les ressources financières des écoles d’ingénieurs françaises et renforcer leur implication dans la recherche et l’innovation. Ces propositions sont formulées à l’attention des candidats à l’élection présidentielle 2022. En se positionnant comme interlocutrice de référence pour le prochain gouvernement, la CDEFI souhaite ainsi influencer le volet « éducation et enseignement supérieur » des programmes des candidats. Décryptage.

Axe n°1 : la CDEFI souhaite encourager les jeunes à devenir scientifiques et ingénieurs 

Pour combler ce déficit, la CDEFI (Conférence des Directeurs des Écoles Françaises d’Ingénieurs) souhaite mettre en place plusieurs moyens concrets pour inciter les jeunes à s’orienter dans l’ingénierie et les métiers de la science. Les voici. 

Renforcer les formations scientifiques en amont

Selon Jacques Fayolle, président de la CDEFI et directeur de Télécom Saint-Étienne, le constat est sans appel : “Pour former les ingénieurs de demain, il faut impérativement former des personnes en mathématiques et en sciences”. En effet, le volume des matières scientifiques enseignées au cours de la primaire et dans le secondaire a un impact direct sur le niveau des étudiants qui entreront en études supérieures. 

Et aujourd’hui, le niveau des élèves français dans le domaine des mathématiques et des sciences est en chute libre. Si la CDEFI se questionne actuellement sur le fait de réintroduire les mathématiques dans le tronc commun en terminale, elle souhaite mettre en place quatre actions pour renforcer les formations scientifiques dans la scolarité des élèves en France : 
– faire aimer les mathématiques et les sciences dès le plus jeune âge en adaptant les contenus de manière à ce qu’ils ne soient pas trop vastes. L’idée étant de donner un socle de compétences approfondies dans ces deux domaines ; 
– sensibiliser les élèves aux problématiques écologiques et à l’impact de la science et des différentes technologies sur l’environnement ; 
– mettre en place un accompagnement des élèves en dehors des heures encadrées par l’enseignant afin de renforcer leur autonomie ; 
– permettre aux enseignants de bénéficier de la formation continue, notamment sur les évolutions technologiques et liées à l’ingénierie.

Inciter davantage de jeunes femmes à envisager des carrières d’ingénieures

Sur l’ensemble des ingénieurs français, seulement 28% sont des femmes. Selon la CDEFI, il est plus que nécessaire de mettre en place une stratégie pour sensibiliser et faire comprendre aux jeunes femmes ce que sont les métiers de l’ingénierie. Pour cela, la conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs a pour ambition de :
– définir en amont des objectifs et indicateurs de mixité concrets des métiers et des formations ;
– sensibiliser davantage l’ensemble des acteurs (ministère, organismes publics, entreprises, établissements supérieurs, etc.) à aller vers cette parité en privilégiant un système de valorisation plutôt qu’un système de quotas, qui va à l’encontre des ambitions de la CDEFI ;
– amplifier les politiques créant un environnement favorable à la mixité.

Favoriser l’égalité des chances et la diversité des recrutements

C’est un impératif de société : diversifier les recrutements indépendamment des origines sociales et géographiques“, souligne le directeur de la CDEFI. Pour encourager l’égalité des chances, la CDEFI souhaite : 
– aider les étudiants à se projeter le plus tôt possible vers leur avenir et les métiers d’ingénieurs via un accompagnement renforcé dès la primaire et le collège, notamment pour éclairer les élèves ainsi que leurs familles. 
– les mettre en relation avec tous les réseaux d’alumni dans le secteur de l’ingénierie ; 
– accepter tous les profils afin “d’éviter toute normalisation” ; 
– diversifier les membres du jury durant les processus d’admission ;
– augmenter le nombre de places en internat et en logements étudiants pour faciliter la mobilité des étudiants, notamment ceux issus de familles modestes ;
– demander la révision des bourses Crous niveau 5, 6 et 7, afin que tous les boursiers puissent vivre décemment tout au long de leur formation. 

Développer davantage l’alternance et la formation continue dans les écoles d’ingénieurs

Comme dans beaucoup de secteurs de formation, l’alternance offre aujourd’hui de réelles opportunités financières et d’insertions professionnelles aux étudiants. Toutefois, aujourd’hui, seulement 16% des étudiants en école d’ingénieurs sont en alternance. L’objectif étant d’atteindre un taux de 25% d’ici la fin du quinquennat 2022. Selon la CDEFI, “l’apprentissage doit être financé à hauteur de son coût réel”. Comment ? Notamment en chargeant France Compétences d’assurer le financement de la formation en apprentissage d’un étudiant en école d’ingénieurs, soit 11 000€ par an. 

Concernant la formation continue, un certain nombre d’actions doit être mené, notamment la simplification de l’inscription de formations aux titres RNCP, puisque celles-ci évoluent sans cesse.

Axe n°2 : développer les moyens financiers des écoles d’ingénieurs 

Il n’y a pas une semaine où un directeur d’école d’ingénieurs ne rencontre pas une entreprise qui lui demande de former davantage d’ingénieurs”, signale Romuald Boné, directeur de l’INSA Strasbourg et vice-président de la CDEFI. Pour y remédier et répondre à l’augmentation des effectifs et de la hausse du coût de la vie, la CDEFI compte renforcer les moyens financiers des écoles d’ingénieurs. Pour cela, elle demande à augmenter les effectifs des personnels pédagogiques des écoles ainsi que leur dotation. L’idée étant de doubler, dans les dix prochaines années, celle des écoles EESPIG (Établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général) pour atteindre les 1 500€ en somme allouée par l’État à chaque étudiant en école d’ingénieurs. Actuellement, celle-ci est de 600€. 

Et pour améliorer considérablement la qualité de vie des étudiants en ingénierie, la CDEFI compte mettre en place différentes actions pour lutter contre cette précarité, amplifiée par  la crise du Covid-19. Alors que seulement 10% des étudiants en école d’ingénieurs bénéficient d’un logement Crous, la CDEFI souhaite tripler cet effectif afin d’en mettre à disposition de tous les jeunes qui en ont besoin. Également, cette lutte contre la précarité est impossible sans un soutien financier important. La CDEFI demande à ce que l’État se porte garant pour les familles qui souhaitent obtenir un prêt étudiant et qui n’ont pas les ressources financières nécessaires pour répondre aux conditions de garantie et de caution. 

Construire davantage de centres de santé universitaires et faciliter l’accueil des personnes en situation de handicap au sein des écoles d’ingénieurs sont également deux des priorités de la CDEFI pour le prochain quinquennat. 

Axe n°3 : la CDEFI veut renforcer l’investissement des écoles d’ingénieurs en matière de recherche et d’innovation nationale 

Alors que les écoles d’ingénieurs françaises comptent des étudiants d’exception, la CDEFI constate qu’elles ne sont, pour autant, pas considérées comme des acteurs à part entière en matière de recherche et d’innovation en France. “L’évolution technologique est aujourd’hui rapide et les écoles d’ingénieurs sont au cœur des évolutions quotidiennes de la société“, insiste Sophie Mougard, directrice de l’École des Ponts ParisTech et vice-présidente de la CDEFI. 

Afin que celles-ci soient vues comme des acteurs centraux dans l’écosystème de recherche français, la CDEFI souhaite encourager les étudiants à aller jusqu’au doctorat et renforcer les relations entre les entreprises et la recherche universitaire.

Pour l’heure, la CDEFI se questionne sur la place de l’ingénieur de demain en Europe et organise un colloque prochainement à ce sujet. Reste connecté !

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